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L'actrice du cinquième
Histoire érotique N. 26, écrite le 23/07/2001 par Sabine et Fred
L'actrice du cinquième
L'actrice du cinquième
Le vent s'était levé. La pluie, tantôt lente, tantôt
drue venait gifler mon visage frappé une fois encore du masque de la morosité.
Morosité de l'air ou morosité de l'humeur, morosité de l'attente
en tous cas, cela faisait deux heures que je priais la venue de Sabine et qu'à
mon espoir de la voir arriver succédait maintenant la peur de demeurer
seul. Un peu comme Pierrot à qui l'on a promit la lune et qui se demande
à quoi servirait bien une lune qui ne s'étendrait sur aucun soleil.
Sabine était pour moi à la fois cette lune qui éclairait
mes nuits et ce soleil qui mettait de la lumière dans ma vie, cet éclat
qui me rehaussait à la hauteur de mes prétentions au bonheur. Nous nous étions convenus de nous retrouver en face de la gare à trois heures tapante. Trois c'était un peu notre chiffre. Surtout cela faisait aujourd'hui trois ans que l'on s'était rencontrés dans cette même gare, elle comme voyageuse et moi comme guichetier. Quelques mots échangés dans la précipitation des départs avaient suffit à hâter notre liaison. Cinq heures dix et la voilà qui arrivait enfin un mot d'excuse aux lèvres
et un baiser pour ma peine. Elle me dit son désir de venir chez moi,
qu'elle avait longtemps hésité avant de me demander cela mais
qu'elle aimerait voir où vit l'homme qu'elle aime et me souligne que
jamais nous n'avons fait l'amour dans mes draps. Quand nous entrâmes dans l'appartement elle ne dit mot si ce n'est pour
moquer mon désordre. Son silence était de bon augure et je me
détendis. - Je ne savais pas que tu regardais ce genre de film, me dit-elle un rien surprise. - Ca m'arrive, mais c'est surtout à cause de l'actrice qui a un des rôles principaux et que je connais. - Tu connais une actrice du porno, tu m'avais caché ça ! (le ton était cette fois impérieux) - Connaître c'est beaucoup dire, disons que je la côtoie parfois, c'est la voisine du dessus. - Je vais finir par être jalouse, c'est laquelle sur la pochette ? (la voix coupante) - Celle aux gros seins avec les cheveux noirs mi-long, on la voit sur les trois pochettes. - Je m'excuse mais sur la deuxième on ne voit que ses fesses. Le ton montait sans qu'aucune voix ne s'élève. J'avais craint que mon appartement ne lui déplaise et c'est finalement à ma voisine que je devais de connaître une discussion. Nous étions bien loin des difficultés de la banlieue et le bel arbre que je m'étais senti devenir commençait déjà à perdre ses feuilles les plus belles en même temps que mes arguments s'amenuisaient. - Et Elle s'appelle comment, ton actrice ? m'agressa Sabine - Ta jalousie est ridicule ! Elle s'appelle Gabrielle et je n'apprécie que ses films, en rien elle ne me plaît plus qu'une autre. - Que tu dis ! C'est quoi comme film ! Du porno bien tapé ! - C'est difficile à définir, c'est du polar genre série Z à regarder d'un oeil pendant que l'autre lit. C'est kitch et non dépourvu d'humour. - En somme on aime ou on s'ennuie. - En somme oui. Sabine me demanda alors de mettre un des DVD, elle choisit Gabrielle prend
son pied. La curiosité l'emportait sur les véhémences et
les reproches à mon grand soulagement. - En effet, me dit-elle, c'est assez grotesque et pas du tout crédible ! Tu as acheté ça aux puces ! Je comprends qu'elle n'ait pas trouvé à se loger autre part, on l'a pas payée pour faire ça !? - Justement si. Je t'avais prévenue c'est kitch. - A ça pour être kitch ! Enfin j'ai bien aimé la fin quand Gabrielle part s'enfoncer fesses à l'air dans les sables mouvants alors qu'elle croit avoir semé les policiers qui l'avaient prise en chasse, là je l'ai trouvée très crédible. - Tu exagères. - Non pas ! Avoue quand même que le scénario est débile. On sait qu'elle est coupable dès les premières images et le reste du film n'est que prétexte à lui mater les fesses ! - Qu'elle a plutôt jolies. Sabine avait déboutonné son chemisier, sa voix était chaude.
Elle se leva pour aller aux toilettes tandis que je m'apprêtais à
mettre Enquête dans la brousse et que l'atmosphère prenait de l'épaisseur.
Quand elle revint, elle était suffisamment dévêtue pour
que mes yeux s'emparent de mon visage tout entier et que ma langue glisse sur
mes souliers. J'avais tout du loup de Tex Avery mais néanmoins je restais
sage. - Le scénario est plus fouillé, mais ça reste très mauvais. Encore une fois Gabrielle excelle pour ce qui est de mal finir. Elle m'a cette fois un peu excitée je dois dire, surtout la scène où elle se fait baiser au téléphone par un indigène ou encore cet autre, à la fin, quand elle se fait dévorer, surprise nue par des crocodiles en chaleur sur son canot en dérive tandis qu'elle se masturbe et croît avoir gagné. Elle s'est fait une spécialité de jouer les scélérates, semble-t-il. - Somme toute tu as aimé ? - Je ne dirais pas ça non ! Mets la suivante. Et pendant que j'installais le disque au titre prometteur de La vengeance d'une
fausse blonde Sabine achevait de se déshabiller. Ses longs cheveux châtains
venaient me frapper le coeur comme autant de douceur et ses seins étaient
pour ma bouche ce que les fruits sont au gâteau. Elle me demanda d'avancer
le disque jusqu'à peu de chose près la fin où l'on découvrit
Gabrielle teinte en blonde essayant de fuir nue en hors-bord, la police à
ses trousses et sa complice à ses côtés elle aussi nue et
tirant sur ses derniers. La fin n'amena aucune surprise, les deux femmes firent
une mauvaise rencontre avec un rocher avant d'exploser avec leur hors-bord,
et Gabrielle réussit une fois encore à se distinguer dans son
numéro final, de même que sa complice, une certaine Marie-Claude,
les deux femmes épousant leur nudité pour livrer un cri commun
d'horreur avant l'impact. Sa peau n'était plus qu'un volcan d'où éclatait les multiples
rougeurs du plaisir. Rougeoiement de l'être aux portes du divin. Des images que je possédais également, à moindre effet
peut-être, mais qui m'excitaient pour le moins presque autant. A chaque
fois la nourriture tout en étant la même nous semblait à
ce point différente que l'espace environnant pourtant habitué
à ce que nos râles s'amplifient paraissait demander une halte et
que si voisin il y eut les pauvres à force seraient devenus sourds. Histoire érotique N.26 écrite par Sabine et Fred Vos réactions : Il n'y a pas encore de réaction à cette histoire porno. Soyez le premier à réagir ! - Catégorie de ce récit érotique : Divers Autres histoires erotiques : Désirs brûlants J'AI NIQUÉ LA FEMME DE MON AMI BACHIR Un medecin pas ordinaire mon cousin ma belle fille (1) Allison Comment je suis devenu gay Avant de partir... ma première maîtresse Un Ami Bien Membré |
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