L'aide sociale

Clermont le 3/03/01
Mon vieux copain,
Je me permets de prendre ma plus belle plume (Bic extra fine) pour t'écrire
comme je le fais souvent (au moins une fois par an !).
Josette, ma chère femme, va très bien et t'envoie mille baisers.
Quant à moi, je me contente de te saluer bien humblement.
J'ai un tas de trucs à te raconter, comme à chaque fois d'ailleurs,
sauf que, là, ça devrait te faire dresser Popaul jusqu'au plafond,
ou je ne te connais plus.
C'est très simple.
Tu sais que Josette, faisant partie d'une association d'aide sociale, a l'habitude
de sortir souvent le soir pour assister aux différentes réunions
de cette association.
À partir d'un moment (il y a environ 6 ou 7 mois), elle a eu tendance
à rentrer un peu plus tard que d'habitude. Au début, je ne m'en
souciais pas, n'étant pas jaloux par nature.
Mais, peu à peu, je me rendis compte, quand même, qu'il y avait
quelque chose de bizarre, quand elle se mit à rentrer vraiment très
tard, jusqu'à 1 h du matin.
"Ils" ne discutaient tout de même pas jusqu'à cette heure
!
Je lui posai la question, elle me répondit qu'ils étaient en train
de préparer une espèce de fête pour les "défavorisés".
Bon, d'accord...
Mais, deux mois plus tard, si la fête, effectivement, avait bien eu lieu,
elle rentrait toujours aussi tard.
Là, le doute m'envahit et je me décidai à découvrir
le fin fond de l'histoire.
Un soir, je l'entendis rentrer à une heure avancée (comme d'habitude,
devrai-je dire). Je lui damandai si tout s'était bien passé :
"Pas de problème !", me répondit-elle. Je la laissai
se coucher et lui proposai, en accompagnant ma demande de gestes précis,
de faire une petite partie de jambes en l'air.
- Oh non, je suis fatiguée ! Demain, si tu veux !
Bref, j'en fus pour mes frais et mes doutes n'en furent que renforcés.
J'attendis que le sommeil s'emparât d'elle puis, sa respiration étant
devenue profonde et régulière, je me levai.
J'allai directement dans la salle de bain, où elle se déshabille
tous les soirs.
j'y trouvai ses vêtements jetés n'importe comment et en fis l'inventaire.
Je remarquai sa jupe, son chemisier, son pull et, plus bizarrement, des sous-vêtements
très suggestifs que je lui avais offerts pour Noël. Je me demandai
si elle avait vraiment besoin de cette lingerie coquine pour assister aux réunions
de l'aide sociale.
D'instinct, je m'emparai de son mini-slip noir et en étudiai l'entrejambe.
Je remarquai alors des traces suspectes sur celui-ci, blanchâtres, visqueuses.
Évidemment, quand elle était excitée, elle mouillait naturellement.
Mais, là, c'était trop abondant pour une simple excitation.
Pris alors d'une pulsion aussi soudaine qu'étrange, je portai le sous-vêtement
à mes narines pour en apprécier l'odeur.
Celle-ci était forte et beaucoup plus prononcée qu'à l'ordinaire.
Le slip, aussi, était trop humide. Beaucoup trop humide.
J'en arrivai vite à la conclusion que toute cette humidité était
du sperme.
Là, j'aurai dû aller réveiller Josette, la secouer, la faire
avouer.
Je n'en fis rien.
Je ressentis au contraire une forte excitation et une subite érection
s'empara de moi.
Je me mis alors à lécher et à mordre l'étoffe pour
en absorber les sécrétions qui y adhéraient. Je sais que
c'était absolument cinglé, ce que je faisais, mais je n'y pouvais
rien, et je dus me masturber jusqu'à ce qu'une éjaculation vienne
apaiser le désir que j'éprouvais.
Complètement dérangé, je déchargeai sur le slip,
mélangeant ma semence à celle du précédant "locataire".
Enfin, je pus aller me recoucher et je dormis cette nuit-là d'un sommeil
profond bien que tourmenté d'étranges rêves érotiques.
Au matin, lorsque je me réveillai, j'avais une nouvelle érection,
très intense.
Petit câlin du matin, Josette s'aperçut, bien sûr, de mon
état et me proposa de faire l'amour.
Comment refuser ?
Elle me fit remarquer que j'étais dans une forme extraordinaire mais
que je devais faire attention car j'avais tendance à lui faire un peu
mal, mes caresses s'étant muées en pincements ou en petits sévices
corporels de toute sorte.
Mais elle dut subir ma bestialité jusqu'à la fin et supporter
mes violents coups de boutoir.
Puis, après l'orgasme, elle me dit :
- Hé bien, tu es déchaîné, ce matin, tu m'as fait
mal !
- Ouais, dis-je, désinvolte, j'ai décidé d'être plus
violent dans nos rapports sexuels ! J'ai envie de te faire souffrir un peu !
- Hé bien, ce n'est pas très désagréable, mais fais
quand-même un peu plus doucement sur certains endroits. Regarde, j'ai
les seins pleins de bleus !
J'ai pensé, à ce moment, que des bleus, elle en aurait d'autres...
Fin du premier épisode.
Le soir de sa sortie suivante, je pris la résolution de la suivre. Hé
oui ! j'en étais arrivé là !
Pas de chance, elle se rendit directement au bureau de l'aide sociale.
Je décidai de l'attendre.
À 22 h, elle ressortait de la réunion, entourée de ses
collègues.
Gros bisous à tous et à toutes, chacun se séparant pour
rentrer chez soi.
Tout le monde oui, sauf ! et oui, sauf Josette !
Qui prit une tout autre direction que celle de la maison, et ce accompagnée
d'un homme que je ne reconnaissais pas (à cause de l'obscurité).
Je me mis à les suivre tel le mari jaloux que j'étais devenu.
Une centaine de mètres plus loin, ils s'engouffrèrent, banalité
affligeante, dans un petit hôtel de quartier. Hôtel fort respectable,
ceci dit, deux étoiles, etc.
J'attendis alors jusqu'à minuit 20, minuit 25 et les vis ressortir de
l'établissement. Là, ils se firent un léger baiser sur
la bouche et se séparèrent.
Voyant Josette prendre, cette fois-ci, la direction de notre domicile, je m'empressai
de courir afin d'arriver avant elle.
Sitôt arrivé, je me déshabillai rapidement et me couchai.
Elle fit son entrée quelques minutes plus tard.
Je fis semblant de dormir et lui laissai à elle-même le temps de
s'assoupir avant de me relever et d'aller dans la salle de bain afin de me soulager,
cette fois encore, dans la culotte de Josette.
Je réitérai par la suite ma petite escapade sur les talons de
Josette jusqu'à ce qu'un soir je louai moi-même une chambre dans
l'hôtel où elle allait régulièrement.
Ce soir-là, j'attendis leur arrivée à tous les deux, sirotant
une bière au bar, juste à côté de la réception.
Quand, enfin, ils firent leur entrée, je me plaçai de façon
à leur être invisible.
- La 202, s'il vous plaît ! demanda l'homme.
L'homme, en fait, était Daniel.
Un copain à moi...
Je ne pris bien sûr pas ma clé ce soir-là (la chambre 206
qu'on m'avait donnée ne m'intéressant pas le moins du monde) et
m'arrangeai, la fois suivante, pour obtenir une chambre voisine de la 202.
J'obtins en définitive la 204 et m'allongeai sur le lit en attendant
que mon "copain" et ma femme rejoignent leur chambre ; en espérant
qu'ils ne me fassent pas le coup du "posé de lapin". Qu'aurais-je
dit à Josette si j'étais rentré à la maison, tard,
alors qu'elle m'attendait bien sagement?...
Mes craintes se dissipèrent lorsque j'entendis la clé tourner
dans la serrure de la 202, la porte s'ouvrir puis se refermer.
Aussitôt, je reconnus leurs voix et le petit rire aigu de Josette.
Les murs n'étaient pas très épais et rien ne m'échappait.
Et, si je ne les entendis pas se déshabiller, je pouvais suivre ce qui
se passait dans leur chambre sans difficulté.
Leurs mouvements me parvenaient distinctement et je ne perdis rien de leurs
gémissements, de leur coït, du petit cri de Josette quand elle jouit.
Pendant ce temps-là, je n'avais pu m'empêcher de me caresser et
j'éjaculai violemment en entendant Josette avoir son orgasme.
Puis, rapidement, je me précipitai hors de l'hôtel afin de rentrer
à la maison.
Le soir suivant, je partis en même temps que Josette, un sac à
la main, et me dirigeai vers l'hôtel.
Et, en espérant que celui-ci soit invisible de l'autre côté
du mur, je me mis à percer un trou à l'aide du vilebrequin que
j'avais mis dans le sac.
N'étant pas très bricoleur, ce fut long. Mais je l'avais achevé
quand même bien avant que Josette et Daniel ne pénètrent
dans la chambre.
Ils entrèrent.
Je collai aussitôt mon oeil sur l'ouverture que j'avais pratiquée.
Ils allumèrent la lumière et je fus tout satisfait de voir que
j'avais fait le trou au bon endroit, juste en face de leur lit (à vrai
dire, je m'étais basé sur la disposition de ma propre chambre
qui, avais-je pensé, était sans doute la même que la leur).
Ils ne s'aperçurent manifestement pas de mon petit système d'espionnage.
Et, si ma position n'était pas très confortable (debout sur une
chaise), au moins le spectacle fut-il de qualité.
Je les observai d'abord boire un verre, Josette sur les genoux de Daniel.
Puis celui-ci entreprit de dévoiler Josette, lentement et avec un savoir-faire
que je ne possédais pas, je l'avoue. Délicatement, il enleva le
pull, le chemisier et la jupe de Josette, se mit à la caresser par-dessus
ses sous-vêtements.
Je le vis ainsi amener ma femme au bord de l'orgasme et marquer un arrêt
pour la laisser lui faire la même chose.
Doucement et avec virtuosité, elle le mit entièrement nu, le couvrant
de baisers sur toutes les parties de son corps, gardant le membre tendu pour
la fin. Quand, enfin, elle l'eut débarrassé de son slip, sa bouche
s'empara de la verge dans un mouvement de va-et-vient.
De la main, je suivais moi-même le rythme avec mon sexe.
Puis, lorsque lui-même fut au bord de l'extase, elle se leva, se recula
et enleva ses derniers vêtements.
Elle vint alors s'agenouiller au-dessus de Daniel, une jambe de chaque côté
du bassin de celui-ci, puis pressa d'un coup son ventre contre le sien, aspirant
dans son vagin le gland puis la hampe jusqu'aux testicules.
Les mouvements commencèrent alors pour s'accélérer pour
devenir violents et sauvages. Daniel lui meurtrissait les seins pendant qu'elle
emprisonnait ses testicules dans ses mains, jouant avec.
Puis Daniel se redressa et se mit à téter, à lécher
et à mordiller les seins de Josette qui, la tête rejetée
en arrière, commençait à pousser de longs gémissements
annonciateurs de la délivrance.
D'où j'étais, je pouvais voir et entendre tout ce qui se passait
et, soudainement, j'éjaculai, ne pouvant plus me retenir.
Ayant oublié dans le feu de l'action la serviette que j'avais préparée,
je déchargeai dans mes mains, mon sperme jaillissant puissamment de ma
verge. Et si quelques gouttes de celui-ci s'écoulèrent sur la
chaise puis sur la moquette, je n'y pus rien.
Je dus néanmoins m'asseoir deux minutes afin de me remettre du plaisir
que j'avais pris.
Je regrimpai sur la chaise et repris mon observation. Entre temps, ils avaient
changé de position et c'est à quatre pattes que Josette recevait
Daniel.
Puis celui-ci se crispa et, secoué de spasmes, colla son ventre contre
les fesses de sa partenaire.
Il resta ainsi de longues secondes et, se calmant, caressa les fesses de Josette
sans se retirer.
Dommage ! Josette avait dû avoir son orgasme, je l'avais raté,
tant pis.
Lentement, ensuite, ils se couchèrent sur le côté, le sexe
de Daniel toujours dans le vagin de Josette.
Celle-ci attrapa alors son slip et se mit en devoir de l'enfiler.
Daniel se retira au dernier moment.
Je comprenais ainsi l'abondance de sperme dans les culottes de Josette et je
me rappelai qu'un jour elle m'avait parlé de l'un de ses fantasmes qui
consistait à se faire plaisir après le coït en se trimbalant
avec un sous-vêtement mouillé de sperme.
Elle réalisait ainsi son fantasme.
Bref, je ne perdis pas plus mon temps et retournai l'attendre à la maison.
J'ai renouvelé cette petite expérience souvent jusqu'au moment
où, un soir, ils ne vinrent pas. Ce soir-là, j'attendis jusqu'à
minuit avant de me résoudre à rentrer. Quand je suis entré,
Josette m'attendait devant la télé.
- Où étais-tu ? me demanda-t-elle, furieuse.
Puis, bien sûr, la discussion a mal tourné. On s'est envoyés
des trucs incroyables à la figure (des mots, pas des assiettes !), que
l'on regrette maintenant, jusqu'au moment où je lui ai demandé
pourquoi elle n'était pas à sa "réunion".
Elle me répondit alors qu'elle en avait marre de ces réunions,
des c... qui y assistaient, de moi !
C'est alors que je lui ai déballé le morceau. Je lui ai demandé
s'il était fréquent que ces réunions d'aide sociale se
déroulassent dans un hôtel deux étoiles et s'il était
obligatoire de se déshabiller pour y assister.
Elle s'est brusquement tue, s'est mise à trembler et m'a regardé
avec horreur.
Puis elle s'est assise, a plongé son visage dans ses mains puis s'est
mise à pleurer.
Je me calmai illico et, me collant à elle, l'enlaçai de toutes
mes forces.
- Tu savais ? a-t-elle réussi à articuler.
Je lui ai raconté tout ce que j'avais fait, de mes plaisirs solitaires
dans ses sous-vêtements, jusqu'au trou dans le mur de l'hôtel.
Elle m'a demandé de lui pardonner, que, de toute façon, c'était
terminé avec Daniel.
Elle obtint immédiatement mon pardon. Je lui affirmai même que
ce qu'elle avait fait, elle l'avait fait un peu (involontairement) pour moi,
puisque j'avais éprouvé énormément de plaisir à
la voir agir ainsi.
Bref, tout était oublié lorsque, quelques instants plus tard,
nous nous mîmes à faire l'amour sur le canapé.
Le lendemain, je l'emmenai à l'hôtel, elle prenant (seule) la chambre
202, moi la 204. Son oeil se colla sur le trou que j'avais fait, je fis de même.
Nous avons ri franchement puis je suis allé la retrouver dans la 202
où nous avons fait l'amour tout en jetant, de temps à autre, un
coup d'oeil furtif vers le petit trou dans le mur.
Allez, salut, vieille croûte.
Yves.
Histoire érotique N.78 écrite par
Mystere Magnum